CDM – Boucle de Séverin - 29 mars2026
Depuis le pont de la Boucan, la chenille montagnarde progresse en direction de la route forestière de la Muraille, où des assistants lui facilitent son stationnement.
La liste de présence se remplit avec une excusée endeuillée, pour laquelle nous avons une pensée.
Le coup de sifflet clôture les discussions, les guides se relaient alors pour présenter la topographie ; on comprend qu’il va y avoir du dénivelé, des franchissements de rivière et aussi la toponymie avec l’évolution commentée des exploitations agricoles au fil du temps.
A peine passé le « portique-compteur » des serre-files, la trentaine de marcheurs entame cette petite montée qui permet de découvrir la vue dégagée sur la ligne de crête avec ses jolies taches vertes sur son flanc.
La randonnée est vorace de nos calories, heureusement notre cerveau est déjà préparé à la gestion de l’effort, et en plus le fils du guide nous livre ses souvenirs de reco effectuée durant la semaine, si bien que le parcours nous semble familier. Le temps est clément la vigilance jaune météo sera pour l’après-midi.
La pente met en sourdine certains commentateurs, mais on discute tout de même de thermodynamique, d’entropie… de traces à reconnaître…
Arrivés à la borne de secours alphanumérique T22 de 13 centimètres sur 13, nous écoutons avec attention l’explication sur ce réseau de bornes d’identification de secours et d’alerte qui couvre la zone de Sofaïa et de Saint-Claude.
La progression en file indienne est continue malgré la pente, on s’accroche, certains font des petites pauses et sont assistés par les serre-files pour les redémarrages en côte.
Au fur et à mesure que ça monte, la chanson de k’Koustic – Gwadloupéyen –avec son refrain… Gwadloupéyen pran kouraj devient un leitmotiv
Contempler de grands arbres tout en grimpant redonne du souffle et permet de vérifier que son cœur ne s’emballe pas à la vue du spectacle offert par la nature.
L’insolite est à nos côtés, nous découvrons les restes d’un petit aéronef crashé au début des année soixante dont nous ignorons l’histoire exacte. Attention à ne pas finir comme lui, la descente n’est pas guidée par une tour, et l’on peut vite perdre le contrôle… On ralentit pour sécuriser l’atterrissage dans le lit de la rivière Moustique.
Tout va bien, la remontée est facile, des points bleus sont encore visibles sur les grands arbres qui nous offrent de l’ombre, il fait frais, le plan de vol est respecté, ça plane pour nous.
On serpente vite, très vite une cassure, une hésitation, on siffle, deux t-shirt orange « intermédiaires désignés » assurent la liaison, tout va bien.
Une courte halte, pas trop longue et on repart, il fait un peu plus chaud, le ciel se couvre un peu. Il faut à nouveau grimper puis retraverser la rivière Moustique, et on en profite pour se rafraîchir. Nous empruntons un sentier percé de nombreux « chemin chiens », sortes d’itinéraires bis non balisés, qui malheureusement accélèrent l’érosion et fragilisent ainsi la zone.
En route vers saut des Trois Cornes, les racines nous servent de plancher, le chant de la cascade invite à la méditation, mais c’est un rapide aller-retour, et non pas un pèlerinage méditatif.
La traversée de la ravine « Grand Boucan » se fait sans bruit, la tête de la file plutôt silencieuse progresse rapidement sous la houlette du guide, alors qu’en queue des épicuriens espiègles profitent de chaque instants.
Voilà qu’arrive déjà le dernier regroupement de notre randonnée, nous sommes encore sous couverture, il est 11h30 c’est le grand debriefing.
Un « bwa lansan » en pleine production s’habille de blanc pour chasser « les mauvais esprits ». On retrouve le chemin du retour. Apaisée par l’odeur de l’encens, une randonneuse remarque alors, une glycéridia ; bien que très jolie, l’espèce n’est pas comestible pour l’homme.
Une montagnarde rayonnante nous accueille au parking, c’est presque le jeu des 7 familles. Il nous manque « la fille » pour gagner.
Nous retrouvons la collation revigorante autour de laquelle on discute du calendrier des futures randonnées on échange des coordonnées, des colibris et des tortues se promènent sur des calebasses sculptées...(Contactez le guide).
Le parking se vide mais nos cœurs sont remplis par ces bons moments et ces émotions.
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